Sélectionner une page

Depuis que de grands passionnés comme Raphaël Colicci, ex-président de la confiserie de Saint-Jean-de-la-Blaquière, a fait de la culture de fruits d’antan, une véritable tendance, les adeptes se font de plus en plus nombreux. Plus de 1000 variétés de fruits tombés dans l’oubli reviennent à la mode sur les étals, et ce, pour de nombreuses raisons.

Les baies et petits fruits anciens

fruits-dantan-au-gout-du-jourDans cette catégorie, on peut classer essentiellement des baies que l’on trouve généralement à l’état sauvage comme l’amélanche, l’arbouse ou l’argouse qui sont originaires d’Europe centrale et d’Asie. Ils sont très répandus dans le Midi de la France et en Corse. On peut trouver quelques plantations de Canneberge dans les Vosges. Cette petite baie rouge très populaire aux États-Unis est idéalement consommée en jus. Le Cenelle qui a un goût proche de la pomme est le fruit de l’aubépine. Cette espèce est surtout cultivée en région méditerranéenne. Quant à la Cornouille, ce fruit charnu rouge orangé de 15 à 20 mm de long au goût acidulé, est fréquemment commercialisé sur les marchés locaux. Qui se souvient encore du goût de la prune jaune de Pézenas ou de la pêche rouge du Languedoc ? Ces fruits anciens sont pourtant encore en culture dans leur région respective, mais sont très mal connus. Les fraises de bois, les prunelles, les baies de sureau et les mûres sauvages sont de plus en plus rares et pourtant leur cueillette était une pratique courante d’antan. La réintroduction de ces fruits dans l’alimentation quotidienne se fera notamment par le biais de la pâtisserie ou encore des produits transformés comme la confiture ou la gelée.

Les fruits charnus

Le coing, originaire d’Asie Mineure a été introduit en Europe par les Grecs et les Romains. Une fois cuit, ce fruit sucré au goût de miel était souvent utilisé pour fabriquer de l’alcool. Il est possible de trouver des confitures, des gelées ou des pâtes de fruit à base de coing dans les épiceries fines spécialisées. Les pommes et les poires aussi possèdent d’innombrables variétés anciennes, mais seules, les variétés résistantes et rentables ont été sélectionnées dans nos plantations modernes. La perouille ou le boquettier pourrait donc bien revenir à la mode. La nèfle du Japon est encore très cultivée dans certaines régions du monde. Elle a la particularité de s’adapter parfaitement bien à des températures difficiles. Sa chair jaune a un goût légèrement acidulé, mais ses noyaux sont toxiques.